27/08 > 22/10 - Marseille

ARKHÉ

Laurine SCHOTT et Olivier JACQUES conçoivent des installations-signal greffées à des monuments architecturaux. Réalisées in situ en dialogue avec un environnement minéral bâti, ces compositions cinétiques sont connectées au flux du vent et formalisent ce lien invisible entre le bâti et son environnement.

 

Ces œuvres sont réalisées avec un processus low-tech de leur invention et des matériaux issus du réemploi : le thermoformage de tubes de PVC.

 

Du grec ancien, arkhe est l’étymologie du mot arche et signifie « principe, début ».

« ARKHE est une recherche sur le mouvement inscrite dans la continuité de nos créations d’installations-signal in situ. Elle se base sur des formes construites grâce à la technique du cintrage. Nous avons souhaité débuter ce travail avec un archétype architectural primitif : l ’arc en plein cintre.

 

À partir de ce modèle primitif, nous créons des figures composées d’arches. Elles sont d’abords assemblées en plan selon des géométries élémentaires inscrites dans un cercle – ligne, croix, triangle, carré et autres polygones – multipliées puis transformées par révolution. À ces trois premiers paramètres nous ajoutons des variations de tailles et de couleurs.

Par l’exploration paramétrique de ces données, nous créons et analysons des séries de figures. En identifiant des points de basculement de l’une à l’autre, progressivement, nous définissons des typologies. Ce que nous extrayons de ces résultats nous permet de fonder le vocabulaire formel employé à la réalisation d’installations in situ.

 

ARKHE aboutit à la création d’une série de girouettes géantes.
ARKHE se décline en série à chaque étape du processus de conception : exploration paramétrique formelle, mobiles en maquettes physiques, insertions sur un parcours thématique. Chacune de ces productions alimente la suivante, jusqu’à la réalisation d’installation in situ.

 

ARKHE déploie une infinité de figures singulières extraites de la rotation des girouettes. Les figures retenues sont présentées selon les codes du dessin technique : une vue de dessus (plan) et trois vues de face (élévation). Les trois élévations représentent des déclinaisons de la figure initiale de l’arche – successivement : seule, en miroir, puis en miroir sans pieds pour reformer le cercle élémentaire. Chaque figure correspond à un angle de rotation que nous avons précisément arrêté.

 

Le protocole nous permet de créer une installation in situ dans chaque nouvel espace. Les impressions sont tirées en 10 exemplaires, le tirage n°1 étant l’installation dans son entier.

Le thermoformage peut faire l’objet d’un atelier pratique ouvert au public grâce à sa simplicité de mise en oeuvre et sa dimension ludique. Ainsi, le public pourra réaliser des girouettes géantes tout en s’appropriant une technique lowtech qui fera prochainement l’objet d’un dépôt en creative commons.»

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